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Nutricasus
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Lire plusN°8 : Nutribilan : cas clinique et maladie de crohn
Lire plusN°7 : Nutrition et immunité
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Lire plusN°5 : Cas clinique : nutrition u secours des antidépresseurs
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Lire plusN°2 : Cas clinique : douleur inflammatoire
Lire plusN°1 : Cas clinique : syndrome métabolique
Lire plusInformation sur un paramètre de biologie : CRPus - CRP Ultrasensible
La réponse inflammatoire est une suite d’évènements complexes et intriqués que l’on peut schématiser en trois phases.
- INITIATION : « appel au secours » à la réception d’un signal de danger exogène (agents chimiques ou infectieux, plaies, brûlures …) ou endogène (hypersensibilité, ischémie-reperfusion …).
- AMPLIFICATION : les forces vives sont mobilisées, dirigées vers le site atteint et activées pour combattre l’intrus.
- RESOLUTION et REPARATION : le tissu agressé, abîmé par le combat, est restauré au mieux sous un contrôle strict. Il convient d’éviter que la réparation ne passe à la chronicité et dénature le terrain de façon permanente.
Le nombre de facteurs intervenant est impressionnant :
l’hémostase, le complément, de multiples médiateurs protéiques
(chémokines, cytokines …), les cellules de l’immunité …
Leurs rôles respectifs seront de prévenir à distance les défenses, de favoriser leur mobilisation et leur activation, de participer activement aux défenses (cytotoxicité …).
Certains médiateurs (IL-1, IL-6, TNFα …) vont agir sur le système nerveux (fièvre …), la moëlle, les vaisseaux, le muscle, le foie … Leur action est modulée par d’autres (IL-10, TGF-b, IL-1_RA …) dont l’effet est anti-inflammatoire.
Au niveau hépatique, l’IL6 particulièrement induit l’expression des protéines de l’inflammation. Ce seront des marqueurs de choix permettant de suivre l’évolution des inflammations aigües et chroniques. Les CRP, α1-antitrypsine, orosomucoïde, α1-antichymotrypsine, α2-macroglobuline, haptoglobine, céruléoplasmine, transferrine, C3 et autres peuvent être augmentées et accompagnent souvent une diminution de l’albumine.
Le rôle de la CRP est l’opsonisation : en bref, elle joue un rôle d’adaptateur, de molécule intermédiaire permettant la fixation des agresseurs sur le s récepteurs des macro phages et la phagocytose.
La CRP est intéressante par sa vitesse de fluctuation en fonction de l’évolution de la stimulation de la réponse hépatique et l’importance des variations de taux, tant en phase d’initiation que de résolution. Elle est un marqueur idéal pour suivre l’évolution d’un syndrome inflammatoire, comme le montre le graphique ci-dessous.

CRPus (CRP ultra sensible).
La détermination de la CRPus est basée sur le principe de dosage de la CRP, mais la sensibilité est augmentée pour détecter des taux bas et une présence chronique que le dosage classique ne peut mettre en évidence. Ce dernier est destiné à mesurer des variations et des taux énormes, d’où les calibrations sont différentes.
Pourquoi rechercher des «traces» de CRP ?
Des études prospectives épidémiologiques montrent que les mesures des
marqueurs sériques de l'inflammation sont associées à un risque
coronaire élevé.
La CRPus est considérée comme un marqueur
prévisionnel de maladies cardiovasculaires, infarctus, AVC, morts
subites, … puissant chez les sujets sans antécédents. Elle est également
un marqueur du risque de développement d’insulinorésistance chez des
personnes prises en charge pour diminuer les facteurs de risque
traditionnels.
Méthode
Dosage sur sérum par formation d’un complexe avec un anticorps fixé
sur des particules de latex. L’importance du trouble est mesurée
(turbidimétrie).
Ce dosage n’est pas cumulable avec celui de la CRP, et ne présente aucun intérêt si la CRP est positive.
Les Valeurs de référence du labo sont 0 à 0.055 mg/dL.
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